Subvention à la pêche : les pays en développement disent oui

Subvention à la pêche : les pays en développement disent oui

La pêche illégale cause des dégâts irréparables sur les stocks mondiaux de poisson. Afin de garantir la durabilité des ressources halieutiques, l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a tenu hier 15 juillet 2021, une réunion virtuelle avec les ministres du Commerce et des Pêches des pays membres de cette association internationale. 

 La pêche illégale cause des dégâts irréparables sur les stocks mondiaux de poisson. Afin de garantir la durabilité des ressources halieutiques, l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a tenu hier 15 juillet 2021, une réunion virtuelle avec les ministres du Commerce et des Pêches des pays membres de cette association internationale. Le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana a participé à cette rencontre présidée par la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. Il était question que les responsables de ces secteurs donnent leur avis au comité de négociation commerciale sur la question de la poursuite de la subvention à la pêche et la durabilité de l’environnement. Le but étant d’aboutir à un accord consensuel de toutes les parties dans les meilleurs délais avant la 12e conférence ministérielle prévue pour décembre 2021.

 Les membres de la plupart des pays ont indiqué qu’ils étaient d’accord pour l’adoption des disciplines concernant la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN). Ils relèvent que la transparence est un élément important dans ce cas, tous les membres devraient notifier leurs subventions. Ils ont également indiqué qu’ils étaient favorables à l’adoption de l’élimination de certaines formes de subventions préjudiciables parce que contribuant à la surcapacité et la surpêche. Cependant, ils demandent à l’OMC de trouver une marge de manœuvre politique au développement des activités de pêche pour les pays en voie de développement pour assurer la sécurité alimentaire.

 La position du Cameroun va dans le même sens. Le Mincommerce a à cet effet souligné que la surcapacité et la surpêche sont principalement dues à un défaut de gestion de durabilité plutôt que le fait de subventions. Pour le Cameroun, il est primordial d’intégrer quatre points dans le nouveau texte à savoir : l’interdiction effective de certaines subventions, la reconnaissance de la primauté de l’Etat côtier, en matière de constatation des infractions dans ses eaux sous la férule des règles du droit international, la garantie des sanctions effectives contre les opérateurs et navires coupables des pêches INN sans oublier l’application du principe , pollueurs-payeur, dans la responsabilité et les obligations des parties. Comme la majorité des membres des pays en voie de développement, la pêche artisanale participe de la sécurité alimentaire, de la politique de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté.

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