Développement de la pisciculture: Le Japon finance un projet de plus de 3 milliards de FCfa dans le Sud et l’Est de la Côte d’Ivoire

Développement de la pisciculture: Le Japon finance un projet de plus de 3 milliards de FCfa dans le Sud et l’Est de la Côte d’Ivoire
Une cérémonie de signature du procès-verbal a eu lieu, le mardi 3 août, au ministère des Ressources animales et halieutiques, au Plateau.
Le gouvernement poursuit ses efforts en vue de permettre à la Côte d’Ivoire d’être auto-suffisante en ressources halieutiques. Un nouveau projet de relance de la production piscicole sera lancé, au mois d’octobre prochain, pour accroître la couverture de la demande des populations en protéine d’origine halieutique.
Intitulé « Projet de relance de la production piscicole continentale par le développement de la chaîne de valeur des poissons d’aquaculture (Prepico2) », il vise de façon spécifique à développer la pisciculture à travers l’approche orientée vers le marché, avec pour objectif essentiel, l’amélioration et la modernisation des circuits de commercialisation et l’augmentation du revenu des acteurs de la chaîne de valeur dans les zones
cibles.
La signature du procès-verbal sur ce projet a eu lieu, le mardi 3 août, à l’immeuble Caistab au Plateau, entre le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré et le Représentant résident adjoint de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (Jica) en Côte d’Ivoire, Usui Yukichi.

D’un coût de 3, 210 milliards de Fcfa, entièrement financé par la partie japonaise, ce projet sera mis en œuvre, dans les zones Sud et Est du pays, sur une période de 5 ans 6
mois.
Au cours de la cérémonie de signature, le ministre Sidi Tiémoko Touré a souligné que ce projet constitue à la fois un défi et une opportunité pour le secteur des pêches et de l’aquaculture de la Côte d’Ivoire.

« C’est un défi, au regard de la volonté de la Côte d’Ivoire de combler son important déficit en protéines d’origine halieutique par la promotion et le développement de l’aquaculture.
Et une opportunité pour éprouver un modèle de développement aquacole qui intègre l’ensemble de la chaîne des valeurs. Il promeut la technique, le marketing et l’investissement privé d’une part, et intègre les différentes parties prenantes, à savoir les administrations publiques et services déconcentrés, le secteur privé et les services financiers, d’autre part », a-t-il indiqué.
  
 

Pour le ministre des Ressources animales et halieutiques, l’aquaculture ivoirienne apparait essentielle pour combler le déficit de la production halieutique nationale et contribuer fortement à la sécurité alimentaire des populations. « C’est un secteur pourvoyeur de richesses, créateurs d’opportunités d’emplois et participant à l’autonomisation des personnes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes », a-t-il soutenu.
Il a, par ailleurs, exprimé sa gratitude à la Jica-Tokyo et sa représentation d’Abidjan, pour leur engagement et leur ferme volonté à soutenir son ministère dans le cadre de ses projets en
étude. Notamment dans le cadre du laboratoire vétérinaire, le débarcadère de Grand-Béréby, le marché à poisson d’Abidjan, la Cogestion des pêcheries et le renforcement des capacités des acteurs et du personnel du ministère.
Pour sa part, le représentant résident adjoint de la Jica en Côte d’Ivoire a réaffirmé la volonté de l’organisme japonais de poursuivre la coopération avec le ministère des Ressources animales et halieutiques, dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Côte d’Ivoire.

Selon lui, le Prepico 2 s’articulera autour du concept d’aquaculture orientée vers le
marché. Avec cette approche, dira-t-il, les pisciculteurs seront amenés à comprendre le marché, afin de produire des poissons répondant aux besoins des consommateurs en termes de quantité et de qualité.
« Le démarrage du projet est prévu en octobre, avec l’arrivée des experts de la Jica.
Une période de 6 mois sera consacrée principalement à la planification plus détaillée des activités du projet », a-t-il noté.
Notons qu’avant le Prepico 2, il y a eu le Prepico, également financé par la Jica, qui a permis de doter le secteur aquacole d’un plan d’action national de développement de la pisciculture, d’élaborer et valider des directives techniques pour le développement d’une aquaculture durable et de renforcer les capacités techniques et organisationnelles des acteurs du
secteur.

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