Covid-19, Sida : des virus d'origine animale

Covid-19, Sida : des virus d'origine animale

Le Sida et le Covid-19 ont tous les deux tué plusieurs millions de personnes. Ils pourraient être d’origine animale. Lorsque le virus se transmet à l’homme, on parle de zoonose.

Foucault ou encore l’humoriste Elie Kakou, voici quelques-unes des personnalités décédées des suites des maladies liées au syndrome d’immunodéficience acquise (Sida). On estime à 36 millions le nombre de personnes mortes à cause du Sida. En près de deux ans, le virus du Covid-19 a, quant à lui, déjà tué plus de 5 millions de personnes.

Les zoonoses

Si la prudence reste de mise, des zoonoses pourraient être à l’origine de ces pandémies mondiales. Une zoonose est une maladie infectieuse transmise de l’animal à l’homme. Les agents pathogènes zoonotiques peuvent être d’origine bactérienne, virale ou parasitaire, ou peuvent impliquer des agents non conventionnels et se propager à l’homme par contact direct ou par les aliments, l’eau ou l’environnement.

Illustration Adobe Stock

 VIH : du singe à l’homme

La découverte d’un virus proche du VIH-1 chez le chimpanzé et d’un autre apparenté au VIH-2 chez le singe mangabé, laisse penser que le Sida serait une zoonose don’t la transmission à l’homme pourrait être liée à la manipulation de viande de singe. Le VIH serait donc issu d’une transmission du virus de l’immunodéficience simienne (VIS), qui infecte naturellement les grands singes du sud du Cameroun, à l’homme.

 On dit alors que le virus franchi la barrière des espèces. Cela a pu arriver dans différentes situations : lors de la chasse, par des morsures d’un singe infecté, par des écorchures lors du dépeçage de ces animaux, ou lors de la consommation de viande de brousse. Ces hypothèses sont confirmées dans une étude qui a été menée par une équipe internationale de chercheurs en 2015 et publiée dans PNAS.

Pour le Covid-19, c’est la chauve-souris qui est mise en cause. Des chercheurs de l’Institut Pasteur ont découvert trois virus don’t le génome est quasiment identique à celui du Sars-CoV-2 chez des chauves-souris au Laos, au sud de la Chine. Surtout, ces virus sont transmissibles à l’homme.

 

La destruction des écosystèmes en cause

Des recherches récentes prouvent que l’altération des écosystèmes par l’activité humaine peut favoriser le développement des virus. Près de 75 % des maladies infectieuses humaines émergentes sont issues de réservoirs animaux et favorisées par les pressions exercées sur la biodiversité. La destruction des écosystèmes multiplie les contacts entre espèces domestiques et sauvages mais aussi avec les êtres humains. Cela augmente le risque de transmission et l’apparition de nouvelles maladies.

Source : estrepublicain.fr

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