La FAO et l’UE s’associent au gouvernement pour renforcer les réglementations et les stratégies du zimbabwe dans le secteur de l’élevage afin d’améliorer la production et la productivité

La FAO et l’UE s’associent au gouvernement pour renforcer les réglementations et les stratégies du zimbabwe dans le secteur de l’élevage afin d’améliorer la production et la productivité

Les principaux intervenants et spécialistes de l’élevage se sont réunis pour valider la stratégie nationale sur les maladies transmises par les tiques et les règlements sur la santé animale . 

12 octobre 2021BULAWAYO – Les acteurs du secteur de l’élevage du Zimbabwe se sont réunis pour examiner et valider la stratégie nationale de lutte contre les maladies transmises par les tiques et les réglementations en matière de santé animale. L’atelier de validation des parties prenantes de trois jours s’est tenu à Bulawayo du 5 au 7 octobre 2021. L’atelier a réuni plus de 50 représentants de toutes les principales parties prenantes du secteur de l’élevage de la région sud, des secteurs public et privé, pour exprimer leurs points de vue en vue de leur inclusion dans trois documents de politique de gestion des maladies du bétail qui seront transmis au ministère des Terres, de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Eau et du Développement rural (MoLAFWRD) pour examen et adoption.

Au Zimbabwe, le secteur de l’élevage est positionné pour jouer un rôle clé dans le programme national actuel de transformation inclusive en vue de la réalisation de la vision 2030. Environ 90 pour cent du troupeau national est détenu par le secteur communal des petits exploitants, mais la croissance du secteur est actuellement étouffée par la forte prévalence de diverses maladies du bétail, en particulier les maladies transmises par les tiques, et fait face à de graves menaces de maladies émergentes telles que la grippe aviaire hautement pathogène (IAHP). La présence de ces maladies et le risque perçu des maladies émergentes qui ont le potentiel de décimer le secteur sont devenus une pierre d’achoppement majeure pour l’entrée sur les marchés locaux, régionaux et internationaux, d’où la nécessité d’une meilleure réglementation sectorielle pour améliorer la santé animale et la sécurité alimentaire.

« Le projet SAFE (Transforming Zimbabwe’s Animal Health and Food Safety Systems for the Future) est mis en œuvre par la FAO et le Gouvernement du Zimbabwe dans le cadre du Programme de croissance agricole du Zimbabwe (ZAGP) financé par l’Union européenne (UE). Le projet a élaboré trois nouveaux règlements priorisés en vertu de la Loi sur la santé animale et révisé quatre règlements existants qui ont été identifiés comme principaux pour faciliter le déblocage de la valeur du bétail dans le secteur des petits exploitants et faciliter l’entrée sur le marché », a déclaré Basil Mugweni, gestionnaire du projet SAFE dans un discours liminaire s’exprimant au nom de Patrice Talla, Coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique australe et Représentant au Zimbabwe.

« Le projet a également mis au point une stratégie de lutte contre les maladies transmises par les tiques conçue pour apprivoiser le pic actuel de maladies transmises par les tiques qui est sur la tendance à la hausse depuis environ trois ans et qui a anéanti les ménages dans certaines régions du pays. L’épidémie transmise par les tiques prive de nombreux petits exploitants agricoles de leur principale source de moyens de subsistance et de leur principale source d’énergie due à la sécheresse pour la production agricole », a ajouté Mugweni.

En 2019, la FAO a reçu une subvention de l’UE pour mettre en œuvre le projet SAFE dans le cadre duZAGP. L’objectif global du projet SAFE est de transformer ces systèmes pour améliorer la productivité du bétail, la sécurité alimentaire et des consommateurs et l’accès aux marchés. Pour atteindre cet objectif, le projet soutient la formulation et la mise à jour de stratégies et de réglementations nationales pour la création d’un environnement propice à la production animale.

Dans le cadre du ZAGP, le projet SAFE crée également des plates-formes multipartites fonctionnelles pour la coordination, la collaboration, le plaidoyer et le soutien à la génération et à l’utilisation efficaces de revenus par des organismes de réglementation tels que le Département des services vétérinaires (DVS). Le projet collabore actuellement avec le DVS et AGRITEX pour établir un forum fonctionnel des entreprises d’élevage afin de renforcer l’organisation et la coordination des acteurs de la chaîne de valeur.

L’atelier a également vu le lancement du Livestock Business Forum (LBF), chapitre de la région sud, qui est également un livrable du projet SAFE. Le LBF est une plate-forme de discussion de base mise en place par le projet destinée à faciliter le plaidoyer politique de base et à canaliser les points de vue vers le haut vers les décideurs. Le LBF vise également à faciliter l’appropriation par la communauté des documents de politique et à faciliter la mise en œuvre et la conformité.

L’atelier était le premier de deux ateliers de validation des parties prenantes à présenter ces documents politiques importants aux principales parties prenantes de la région sud du pays couvrant les provinces du Matabeleland Nord et Sud, Masvingo et Midlands, afin de saisir leurs points de vue avant qu’ils ne soient finalisés pour adoption et mise en œuvre. Le deuxième atelier de validation se tiendra à Harare du 19 au 21 octobre 2021 pour couvrir les parties prenantes des quatre autres provinces de Mash East, Mash West, Mash Central et Manicaland.

source : fao.org

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