De retour au Togo, Enam David mise sur l’agriculture et l’élevage

De retour au Togo, Enam David mise sur l’agriculture et l’élevage

 Alors qu’elle vivait en Europe, Enam David a décidé de revenir au Togo pour devenir fermière. Comme elle, de nombreux Africains de la diaspora envisagent un retour temporaire ou définitif, le continent étant en pleine croissance économique.

Dans la région d’Amouzoukopé à 40 km de Lomé au Togo, Enam David a construit une ferme de 4 bâtiments où elle s’adonne à l’agriculture et l’élevage. Bœufs, porcs, poissons, volaille (plus de 1 500 poulets et 1 000 poussins), la jeune femme élève un peu de tout dans son exploitation d’une capacité de 7 000 têtes. Elle possède aussi une palmeraie et un champ de maïs.

 

C’est après un séjour en Europe qu’Enam a pris la décision de revenir sur sa terre natale. Sur la DW, elle explique avoir toujours été passionnée par le travail de la terre, un moyen pour elle de contribuer à l’essor de l’Afrique.

« On sait que l’avenir se trouve en Afrique. Quand on a un peu les moyens, un peu de possibilités, il est important de rester en Afrique pour participer au développement de notre continent ».

Les Africains de la diaspora investissent de plus en plus sur le continent ou décident de s’y installer de façon temporaire ou définitive. Selon une étude menée en 2019 par le groupe marocain Intelcia spécialisé dans les métiers de la relation client, et le cabinet d’études Innogence Consulting, 62% des membres de la diaspora veulent entreprendre en Afrique. Parmi eux, 40% envisagent un retour immédiat pour des raisons professionnelles. Le continent étant en pleine croissance, ils visent ce marché pour développer des entreprises.

Pour Enam, jumeler l’agriculture et l’élevage présente de nombreux avantages. Grâce à ce procédé, elle réussit à produire elle-même de l’engrais naturel et à avoir des aliments pour animaux sur place.

« Quand on fait l’élevage des poules par exemple, ça permet que le maïs qu’on a cultivé dans notre palmeraie puisse nourrir nos poules. Ensuite, les fientes qu’on récupère chez les poules sont remises sous les plantes », a-t-elle ajouté.

 

Mais l’activité rencontre tout de même quelques difficultés, notamment les intempéries et l’absence de main-d’œuvre qualifiée. Selon Enam, il est difficile de trouver des personnes compétentes pour mener à bien des projets d’élevage et d’agriculture au niveau local. Autre défi, le manque de soutien financier, une réalité pour tous les entrepreneurs en herbe. Malgré tout, ces problèmes ne freinent pas l’élan de la jeune femme.

 

A présent, Enam David se concentre sur l’amélioration de ses compétences pour atteindre ses objectifs. A travers son parcours, elle espère encourager les jeunes et les membres de la diaspora à s’intéresser à l’agriculture et à l’élevage, très souvent négligés malgré leur potentiel.

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