Au Kenya, la FAO forme les professionnels de la santé animale

Au Kenya, la FAO forme les professionnels de la santé animale

En 2017, une étude réalisée auprès des vétérinaires et autres professionnels de la santé animale au Kenya a révélé un déficit de compétences chez ces travailleurs. Pour le combler, la FAO propose un programme de formation continue axé sur la prévention et la détection des épidémies.

En 2017, une étude réalisée auprès des vétérinaires et autres professionnels de la santé animale au Kenya a révélé un déficit de compétences chez ces travailleurs. Pour le combler, la FAO propose un programme de formation continue axé sur la prévention et la détection des épidémies.

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé au Kenya un programme de formation de 4 mois à l’intention des vétérinaires et professionnels para-vétérinaires. La formation en épidémiologie vétérinaire appliquée (ISAVET) vise à améliorer la surveillance afin de prévenir, détecter et répondre aux menaces virales potentiellement zoonotiques à la source.

« Les vétérinaires de terrain et les para-professionnels vétérinaires contribuent à une surveillance, à des enquêtes sur le terrain et à des interventions d’urgence efficaces. Ils ont des liens étroits avec la communauté et sont souvent les premiers intervenants en cas d'épidémie de maladie animale », a déclaré Carla Mucavi, représentante de la FAO au Kenya.

Ce programme a été élaboré pour combler le déficit de compétences de ces professionnels. La surveillance épidémiologique, les enquêtes sur le terrain, la communication et la prévention et le contrôle des maladies sont quelques-unes des compétences que transmettra la FAO aux apprenants à travers cette formation dont la méthode d’apprentissage alterne la théorie et la pratique.

L’acquisition de ces compétences permettra de rendre le secteur de l’élevage plus résilient face aux maladies animales transfrontalières (TAD) telles que la peste porcine africaine (PPA), la peste des petits ruminants (PPR) et les maladies zoonotiques prioritaires, dont la rage, le charbon et la brucellose. 

Ces maladies peuvent avoir des conséquences sanitaires, économiques et sociopolitiques, surtout en zone rurale. Au Kenya, la plupart des populations touchées par les épidémies vivent dans les zones rurales où l’élevage joue un rôle clé dans l’approvisionnement alimentaire et contribue aux revenus des ménages.

AfricaVET.com

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