Maltraitance animale : la France interdit l’élevage de visons

Maltraitance animale : la France interdit l’élevage de visons

À la suite de l’adoption de la loi contre la « maltraitance animale », le dernier élevage de visons, à La Chapelle-d’Andaine, commune déléguée des Rives d’Andaine (Orne), va devoir fermer ses portes.

Les fermes à fourrure spécialisées dans l’élevage de visons sont désormais interdites en France. C’est la conséquence de la loi contre « la maltraitance animale », adoptée ce jeudi 18 novembre. « Élever des animaux sauvages en cage pour produire de la fourrure n’est plus acceptable », avait déclaré, il y a un an, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, laissant aux éleveurs jusqu’à 2025 pour se reconvertir. Ramené à deux ans, ce délai de transition a disparu de la loi définitive.

 Une précipitation liée au Covid-19. L’animal, élevé dans des cages pour sa fourrure (la viande de ce carnivore n’est pas consommable), peut contracter le virus et le transmettre aux humains (zoonose). Principal producteur de fourrures de visons, le Danemark a abattu dix-sept millions d’animaux après douze contaminations humaines.

Flou complet

 En novembre 2020, le virus a circulé dans un élevage d’Eure-et-Loir. Les 1 000 animaux ont été abattus. Depuis un an, quatre des cinq élevages de visons français ont fermé leurs portes. Le dernier, Visons Fléchard, à La Chapelle-d’Andaine, commune déléguée des Rives d’Andaine (Orne), élève 12 000 animaux dans des cages certifiées « Well Fur » (bien-être fourrure). Le gérant et unique employé n’a pas souhaité répondre à nos questions. Ni la direction des services vétérinaires de l’Orne. « C’est le flou le plus complet concernant l’avenir des animaux et l’indemnisation du dernier éleveur », dénonce Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de la Fourrure française, qui rappelle qu'« aucun élevage de visonn’a été condamné pour maltraitance animale ».
 
La filière, qui réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, a demandé aux parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel pour invalider cette interdiction, « au nom de la liberté d’entreprendre », avant la promulgation de la loi. « Le risque sanitaire invoqué est faible. L 'accouplement et la reproduction des visons élevés pour leur fourrure viennent d’être réautorisés par le Conseil suédois de l’agriculture. »
Source : ouest-france.fr/

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