Le Sénégal se dote d’un nouveau plan d’adaptation pour une agriculture résiliente

Le Sénégal se dote d’un nouveau plan d’adaptation pour une agriculture résiliente

La majorité de la population rurale sénégalaise s’active dans l’agriculture pluviale. Du coup, les revenus des ménages et l’économie nationale sont extrêmement vulnérables aux risques climatiques.

Une situation qui a obligé le Sénégal d’élaborer et de réviser les principales politiques et programmes nationaux relatifs à l’agriculture, offrant des opportunités significatives pour une compréhension scientifique émergente concernant le climat de l’Afrique de l’Ouest, afin de renforcer la résilience des populations. C’est ainsi qu’un atelier s’est ouvert au Sénégal en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au phénomène climatique dans le domaine de l’agriculture. De l’instabilité des températures et des saisons à l’augmentation des catastrophes naturelles en passant par les grandes sécheresses ou encore des inondations, les effets du changement climatique sont assez perceptibles au quotidien dans le monde. D’où l’urgence de passer à des actions plus concrètes. En vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au changement climatique, un atelier de restitution et de validation sur les études de vulnérabilité du secteur de l’agriculture s’est ouvert à Louga, au nord du pays, le mardi 7 septembre 2021. Une initiative du projet dénommé « Sécurité alimentaire : une agriculture adaptée » (SAGA). Ces études, réalisées par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) dans les régions de Kolda, Thiès et Louga, permettront « d’accompagner les acteurs régionaux à identifier des options d’adaptation pour faire face à ces changements climatiques ».

« Cet atelier entre dans le cadre d’un processus [qu’ils ont ndlr] initié avec la région de Louga, Thiès et Kolda depuis plus d’un an pour appuyer l’élaboration du plan national d’adaptation pour le secteur de l’agriculture », a indiqué la coordonnatrice nationale du projet SAGA à l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO), Ndèye Yacine Badiane Ndour.

En raison des impacts visibles du changement climatique sur le secteur triptyque de l’agriculture-élevage et pêche, Mme Ndour juge « ce plan d’adaptation important ».

Selon la coordonnatrice nationale du projet SAGA qui s’est confié à Sahel Tribune, le défi majeur est de réussir à élaborer un plan d’action régional afin de faire face aux effets du changement climatique. En plus du plan, elle juge important d’avoir des options, des pratiques et surtout une stratégie permettant d’aider à « limiter les risques liés aux changements climatiques qui ont des impacts aussi bien pour la production agricole et sur les revenus des populations vulnérables ».

Au cours de cet atelier, note Sahel Tribune, la capacité des acteurs du Comité régional sur les changements climatiques (COMRECC) de Louga sera renforcée sur l’élaboration de projets fonds vert climat. Le but est de les aider à accéder aux finances climatiques pouvant leur permettre de mettre en place des projets plus conséquents.

Rappelons qu’à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Sénégal s’est lancé, en 2015, dans l’élaboration de son Plan national d’adaptation avec pour objectif d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les processus de planification et de budgétisation des projets et programmes.

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